08/09/2014

Données personnelles : l'exploitation qui dérange

Communication digitale

Le terme "Big data" a probablement été l'un des plus utilisés au cours des trois dernières années pour évoquer les révolutions technologiques qui entraîneraient de profondes modifications. Largement utilisée par le marketing, l'exploitation des données personnelles préoccupe les internautes...


Données personnelles: une mine d'or pour le marketing

La technologie et l'apparition du web 2.0 ont généré de nouveaux comportements de consommation. Pour rester concurrentielles, les entreprises doivent s'adapter à ces changements, en repensant leur activité mais surtout en replaçant le client au coeur de leur stratégie.

L'apparition du marketing digital a permis l'émergence de nouveaux outils qui placent la connaissance client au coeur de leur stratégie marketing. Les marques ont de quoi se réjouir, puisque la multitude de données générées par le digital ne cesse de croître.

Désormais, chaque entreprise est capable de stocker et d'analyser des données, en vue d'affiner sa segmentation client. L'émergence des Big data permet également des prédictions relatives au comportement du client dans sa relation avec l'entreprise. Grâce à l'exploitation des datas, certaines entreprises devinent quel comportement le consommateur adoptera... avant même qu'il ne le sache lui-même. Dans cette perspective, le Big data apparaît comme un enjeu majeur pour le marketing.

87% des internautes ne veulent aucun tracking

Toutefois, cet environnement de tracking préoccupe les internautes. Selon un rapport publié en mars 2014 par l'agence Communispace, 87% des 8 343 sondés à travers le monde déclarent ne vouloir aucun tracking. 30% des sondés seraient prêts à payer pour empêcher les publicitaires d'exploiter leurs données.


Une autre partie de cette population prend le chemin inverse. Tout s'achète, même la vie privée: elle serait prête à partager ses données personnelles en échange de promotions. Ainsi, 70% des sondés seraient prêts à partager leurs données en échange d'une réduction de 5%...

Dans l'ensemble, les internautes préférent être acteurs et trouver eux-mêmes ce qu'ils cherchent. Pourtant, un profil hybride fait son apparition : 24% des sondés accepteraient un système dans lequel ils communiqueraient leurs intérêts et goûts à un fournisseur, qui leur proposerait ensuite des offres et produits adaptés.

Comment favoriser l'acceptation du tracking?

Et si cette méfiance n'était qu'une transition? Actuellement, ce qui ennuie les internautes, c'est d'ouvrir leur boîte mail et d'y trouver des spams. Mais lorsqu'ils reçoivent un message d'une marque qu'ils ont "aimée" sur Facebook, par exemple, ne la regardent-ils pas ? La question ici est celle de la légitimité de la prise de contact. Les médias sociaux, pour reprendre cet exemple, nous offrent l'opportunité de communiquer avec des cibles en s'adressant directement à elles, dans un environnement qu'elles ont bien choisi. Ainsi, les consommateurs légitiment ces prises de contact, plus individualisées et pertinentes.

Le web, Google, les données personnelles peuvent être subis, ou utilisés. Soit les internautes subiront l'exploitation de leurs données, soit ils l'accepteront et comprendront qu'elle permet une meilleure connaissance de leurs attentes, donc un message plus pertinent et qualitatif.

Pertinence et qualité, ce sont bien les maîtres mots de ce qui pourra favoriser l'acceptation du tracking...