02/04/2015

L'art 2.0

Communication digitale

Bonne nouvelle pour les allergiques aux musées : l'art franchit dorénavant leurs portes, pour s'inviter dans le métro ou dans votre salon... sur votre mobile, votre tablette ou votre ordinateur ! Démocratisé sur la toile, l'art est désormais accessible en mobilité, et s'emporte partout... 

Les musées à l’honneur sur la toile
En mars 2015, plus de 2 200 institutions culturelles à travers le monde se sont réunies autour du hashtag #MuseumWeek afin de célébrer la culture sur Twitter. Une façon de connecter l'art traditionnel, et de fédérer les internautes autour de la culture.

Les nouvelles technologies mises au service du patrimoine rendent honneur à l'art et le rendent accessible au plus grand nombre : s'il est possible de visiter virtuellement des musées, sites patrimoniaux et expositions, on peut aussi zoomer au gigapixel près sur des oeuvres vieilles comme le monde...

On se cultive sur son mobile !
Cette tendance de l'art connecté aura conduit à la multiplication des applications mobiles culturelles : certaines dédiées aux amateurs de street art, d'autres spécialement pensées pour les usagers du métro parisien mais également des applis pour les passionnés du patrimoine français.

Ce florilège d'applications démontre la modernisation des institutions culturelles ainsi que leur volonté de s'adapter à la société actuelle en créant des outils connectés pour promouvoir leur activité et dynamiser leur image. On peut désormais se cultiver en s’amusant et en restant connectés. 


 

            

L’art virtuel : un danger ?
L'art connecté induit à la fois la pérennité du patrimoine, mais aussi son accessibilité et sa diffusion. Toutefois, il soulève de nouvelles problématiques :

La problématique des droits d'auteurs, par exemple : les descendants des artistes et les artistes eux-mêmes toucheront-ils de l’argent lié à la diffusion de leur œuvre sur internet et à leur reproduction virtuelle ? Ou peut-être accorderont-elles leur consentement sans contrepartie financière ?

Une deuxième question se pose : celle de l’accès illimité à l’art virtuel au détriment des visites traditionnelles des musées. L’expérience artistique n’est pour le moment pas comparable, mais lorsque la réalité augmentée permettra, depuis son salon, de visiter Le Louvre,  pourquoi se déplacerait-on ?

Le danger que représente la démocratisation de l’art via la technologie pour les sites patrimoniaux est palpable. Mais il existe bel et bien une utilité à cette retranscription de notre histoire sur les supports digitaux. Si les ruines assyriennes de Namroud avaient été numérisées avant que l’Etat Islamique ne les détruisent au bulldozer, le drame serait amoindri. À l’heure actuelle, il n’est plus impossible de vivre une expérience culturelle en immersion dans les cités antiques d’Irak. La numérisation de l'art pourrait sans aucun doute contribuer en grande partie au "devoir de mémoire", alors pensons-y !